LE PAYS
L’Albanie
Un littoral de 476 km, des montagnes de 2 700 m, quatre siècles ottomans, cinquante ans d’isolement — et, depuis trente ans à peine, des portes grandes ouvertes.
L’ESSENTIEL
Ce qu’il faut savoir avant de partir.
Près de 600 000 habitants
Une branche à elle seule de l’indo-européen
Un peu plus de 90 lekë pour 1 €
Environ 2 h 35 en vol direct
Ou passeport — 90 jours sans visa
Même fuseau que la France
Permis européen accepté
Juillet et août sur la côte
HUIT TEMPS
Une histoire longue, et longtemps fermée.
Choisissez une période — ou laissez-vous porter par les flèches.

Les Illyriens, puis les Grecs
Des tribus illyriennes tiennent les vallées et les hauteurs fortifiées. Vers 600 avant notre ère, des colons venus de Corinthe fondent Apollonia ; plus au sud, Butrint grandit face à Corfou. Leurs théâtres et leurs portiques se visitent encore.
Butrint est inscrite à l’UNESCO depuis 1992 — le tout premier site albanais de la liste.
QUELQUES MOTS
De quoi faire sourire votre hôte.
Survolez ou touchez une carte pour la retourner.
Surtout chez les anciens et dans les villages, on hoche la tête de haut en bas pour dire non — et de gauche à droite pour dire oui. Les plus jeunes font souvent comme vous. Dans le doute, écoutez le mot.
CE QUI FAIT L’ALBANIE
Quatre choses qu’on ne lit pas dans un guide.
La besa
La parole donnée, codifiée par le Kanun, le droit coutumier des montagnes. L’hôte y est sacré : on lui doit le toit, la table et la protection. C’est la racine de l’hospitalité que vous rencontrerez partout, et elle n’a rien d’une formule commerciale.
L’iso-polyphonie
Le chant du sud, bâti sur un bourdon — l’iso — tenu par le groupe pendant qu’une ou deux voix s’en détachent. « Béni iso ! », lance-t-on pour le faire naître. Inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2008, elle s’entend encore dans les fêtes de village.
La coexistence
Musulmans, orthodoxes et catholiques vivent ici côte à côte depuis des siècles, souvent dans la même rue et parfois dans la même famille. Après l’interdiction totale de 1967, les lieux de culte ont rouvert au début des années 1990, et la cohabitation a repris. C’est une singularité européenne.
La table
Le byrek feuilleté du matin, le tavë kosi — agneau au yaourt — du dimanche, le gliko servi avec un verre d’eau fraîche, et le raki de la maison qu’on ne vous laissera pas refuser. Ottoman par les techniques, grec par les herbes, italien par les pâtes.
QUATRE ALBANIES
Un pays de la taille de la Bretagne, et quatre mondes dedans.
Moins de trois heures de route séparent la neige de la mer.

Les Alpes du Nord
Les Bjeshkët e Nemuna — les « montagnes maudites ». Des cols à près de 2 000 m, des maisons de pierre, des bagages portés à dos de mule, et un ferry qui glisse dans un lac-fjord entre des parois vertigineuses. La partie la plus sauvage du pays, et elle se mérite.

La côte ionienne
Là où la montagne tombe droit dans la mer. On franchit le col de Llogara à plus de 1 000 m et l’on descend sur une eau turquoise en une demi-heure. Des criques encore tranquilles hors saison, et une route côtière parmi les plus belles d’Europe.

Les villes de pierre
Deux villes ottomanes classées à l’UNESCO, aux toits de lauze qui descendent en cascade sur le flanc des vallées. Et, dans la plaine, les colonnes d’Apollonia au milieu des oliviers — une cité grecque où l’on se promène presque seul.

L’est des lacs
Le lac d’Ohrid a plus d’un million d’années ; c’est l’un des plus anciens lacs du monde, et il abrite des espèces qu’on ne trouve nulle part ailleurs, dont la truite d’Ohrid. La rive albanaise est la discrète des deux. Plus au sud, Korçë et ses boulevards plantés — la ville la plus française du pays.
BON À SAVOIR
Les questions qu’on nous pose le plus.
ET MAINTENANT ?
Votre Albanie n’existe pas encore.
Dites-nous ce qui vous attire dans tout cela. Nous dessinons le reste.
2 minutes · sans engagement

